Accueil

Les peintres associés

Plusieurs œuvres de peintres ont été utilisées pour dynamiser les publicités de la Black Horse. Leurs notes biographiques sont présentées ci-dessous par ordre d’importance dans la collection Dawes Black Horse du Musée.

Robert Wakeham Pilot (1898, Saint-Jean, Terre-Neuve – 1967, Montréal, Québec)

Pilot est initié à la peinture et à la vie d’artiste par son beau-père, l’artiste Maurice Cullen. À Montréal, il commence à dessiner et suit des cours d’art sous la direction de William Brymner. Après avoir servi dans l’Armée canadienne entre 1916 et 1918, il se consacre à nouveau à l’étude des arts et effectue quelques séjours de formation en France.

De retour au Québec, il séjourne dans les Laurentides, à la Baie-Saint-Paul, à Québec et dans les provinces maritimes pour peindre des paysages. Il est invité à exposer avec le Groupe des Sept en 1920. Il expose son tableau Crépuscule, Lévis à la Galerie Nationale du Canada qui en fait l’acquisition. Il devient membre de l’Académie Royale Canadienne des Arts en 1935 et en sera président de 1952 à 1954.

Les Watson Art Galleries, à Montréal, lui offrent sa première exposition solo en 1927. Peintre paysagiste et graveur, il enseignera la gravure à l’École des beaux-arts de Montréal de 1938 à 1940. Il épouse, en 1940, Patricia Dawes et peu après retourne servir dans l’armée durant la Deuxième Guerre mondiale. À la fin du conflit, il revient à sa carrière de peintre à Montréal et fera une première exposition solo à Toronto en 1948. Quelques temps après son décès, une exposition majeure de ses œuvres est organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal. Cette rétrospective est également présentée à la Galerie nationale du Canada et à la Art Gallery of Hamilton en Ontario. Ses œuvres figurent, entre autres, dans la collection du Musée des beaux-arts du Canada, du Musée des beaux-arts de Montréal et du Musée national des beaux-arts du Québec.

Franklin Arbuckle (1909, Toronto, Ontario - 2001, Toronto, Ontario)

Arbuckle étudie au Collège des Arts de l'Ontario de 1927 à 1930 avec, notamment, J. E. H. MacDonald. En 1930, Arbuckle ouvre son propre studio. Il gagne sa vie en vendant ses tableaux et en donnant des cours d’arts. Durant la guerre, il travaille pour le graveur Bomac à Toronto, entre 1940 et 1941, puis à Montréal, de 1941 à 1944. Sa réputation d’illustrateur s’appuie sur sa connaissance des sujets historiques à partir desquels il crée des séries pour la compagnie de la Baie d’Hudson et des commandes pour Labatt Brewery, Distillers Corporation et Dow Chemicals.

Ses tableaux de paysages ou de vues urbaines animées de passants ont été reproduits sur les pages couvertures du magazine Maclean’s. Ses peintures ont fait partie d'expositions importantes au Canada et ailleurs. Il a aussi réalisé des murales et des tapisseries pour différentes institutions dont le Château Champlain à Montréal. Arbuckle a été membre de l'Académie Royale Canadienne des Arts en 1943 et ses œuvres, gravures et peintures font partie des collections du Musée des beaux-arts de Montréal et du Musée national des beaux-arts du Québec.

Frederick Simpson Coburn (1871, Upper Melbourne, Québec - 1960, Upper Melbourne, Québec)

Coburn fait ses études artistiques d’abord à Montréal, puis à New York. Il poursuit finalement sa formation en Europe à partir de 1890 où il mènera une importante carrière d'illustrateur. En effet, sa réputation a été solidement assise en 1897 grâce au succès remporté par un ouvrage du poète canadien W. H. Drummond, qu’il a illustré. Coburn illustre de nombreux recueils de poèmes et des livres d’auteurs connus.

Par ailleurs, au Canada, sa réputation de peintre s’établira sur les paysages hivernaux dans lesquels Coburn met en scène des chevaux tirant des traîneaux, un sujet qui le fascine depuis son enfance. Les tableaux ont été exécutés dans les Laurentides et les Cantons-de-l’Est après 1916, alors que Coburn revient s’établir au Québec. Ses œuvres avec chevaux étaient très en demande et font maintenant partie de nombreuses collections tant au Canada qu’en Europe, au Japon et aux États-Unis.

Richard Jack (1866, Sunderland, Angleterre - 1952, Montréal, Québec)

Il a étudié les arts en Europe où il s’est fait connaître pour ses portraits de dignitaires. Après avoir obtenu une médaille d’argent honorifique de la Carnegie Institute à Pittsburg en 1914, il a été mandaté en 1916 par le gouvernement canadien pour être le premier artiste de guerre. Membre de l’Académie royale des arts du Canada en 1920, il est reconnu autant pour son style que pour la rapidité d’exécution de ses œuvres. Il a effectué des visites à Toronto et Montréal pour y réaliser plusieurs portraits. Par la suite, Jack a aussi peint des paysages et des natures mortes. Ses œuvres ont été exposées à Toronto et à Montréal, où il s’établit à partir de 1931.